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Le corporate venture capital entre dans une nouvelle ère à deux vitesses

Introduction

Le corporate venture capital (CVC) a longtemps été perçu comme un levier structuré et relativement homogène d’innovation pour les grandes entreprises. Mais l’année 2025 pourrait marquer une rupture nette. En l’espace de douze mois, les montants investis, les profils des investisseurs et les dynamiques de marché ont profondément changé.
On n’assiste plus à une simple montée en puissance du corporate venture, mais à une fracture claire entre deux marchés distincts, avec, d’un côté, quelques géants capables de redéfinir les règles du jeu, et de l’autre, une majorité d’acteurs contraints de revoir leurs ambitions.

Une explosion des méga-deals sans précédent

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, on recensait 12 tours de financement de startups dépassant le milliard de dollars avec une participation corporate. En 2025, ce chiffre est passé à 19. Plus marquant encore, la valeur cumulée des 20 plus gros tours impliquant des corporates est passée de 34 milliards à plus de 58 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 70 % en un an.

Ce type de progression ne relève pas d’une croissance organique. Il s’agit d’un changement brutal d’échelle, qui transforme en profondeur la physionomie du marché.

Meta et Nvidia : les nouveaux faiseurs de marché

Deux acteurs expliquent à eux seuls une grande partie de cette bascule : Meta et Nvidia.

Meta, historiquement prudente vis-à-vis du venture capital, a opéré un virage spectaculaire en participant aux deux plus importants tours de financement de l’année :

  • Scale AI, avec une levée de 14,3 milliards de dollars

  • Databricks, avec un tour de série J à 10 milliards de dollars

De son côté, Nvidia s’est comportée moins comme un fabricant de semi-conducteurs que comme un véritable fonds souverain technologique. En 2025, le groupe a soutenu près de 80 startups et figure dans 7 des 20 plus grosses opérations de l’année.

Ces investissements massifs, concentrés sur l’IA, l’énergie ou encore le quantique, ont redéfini les standards de valorisation… mais uniquement pour ceux capables de suivre.

Un marché du corporate venture désormais à deux vitesses

C’est ici que la fracture devient évidente.
Au sommet du marché, une poignée de géants de la Silicon Valley déploient des montants colossaux, imposant des valorisations à neuf ou dix chiffres que peu d’acteurs peuvent absorber sans mettre en péril leur discipline financière.

En dessous, on retrouve l’immense majorité des corporates, qui adoptent une approche radicalement différente :

  • retour à des investissements plus early-stage,

  • recentrage sur des écosystèmes locaux,

  • ciblage de technologies strictement adjacentes à leur cœur de métier.

Ce positionnement n’est pas uniquement dicté par la prudence. Il relève aussi d’une forme de stratégie défensive. Quand les prix d’entrée deviennent inaccessibles, la retenue cesse d’être un signe de frilosité et devient un choix rationnel.

Repenser l’innovation au-delà du venture capital

Face à cette nouvelle réalité, de nombreuses entreprises réévaluent leur approche de l’innovation. Le corporate venture capital n’est plus l’unique voie.

Certaines organisations reviennent à la création de startups en interne, malgré les défis opérationnels que cela implique. D’autres testent des modèles de venture client, permettant d’apprendre et d’expérimenter sans prise de participation au capital.
On observe également une tendance croissante à externaliser la prise de décision, en devenant limited partner dans des fonds spécialisés plutôt que d’investir en direct.

En 2025, investir directement au cœur du cycle d’hype technologique s’est révélé être un exercice réservé aux acteurs les plus solides financièrement et stratégiquement.

2026 : poursuite de l’euphorie ou correction du marché ?

La trajectoire pour 2026 reste incertaine. Plusieurs lignes de fracture sont déjà visibles :

  • une concurrence accrue des fabricants de puces chinois,

  • l’émergence d’approches radicalement nouvelles en intelligence artificielle, portées par des figures majeures de la recherche,

  • et surtout, la fragilité d’un boom des data centers largement financé par la dette, avec des actifs susceptibles de se déprécier plus vite que les revenus ne s’accumulent.

Ces tensions pourraient alimenter une correction. Mais elles pourraient aussi renforcer encore davantage la domination des acteurs capables d’absorber le risque.

Conclusion : un nouveau cycle pour le corporate venture capital

Une chose semble acquise : le corporate venture capital est entré dans une phase où les lois de la gravité ne s’appliquent plus de la même manière à tous. Pour une minorité d’acteurs, les contraintes semblent presque optionnelles. Pour tous les autres, le parcours restera volatil, exigeant et hautement stratégique.

Dans ce contexte, le succès ne dépendra plus seulement de la capacité à investir, mais surtout de la capacité à choisir le bon modèle d’innovation, au bon moment, avec le bon niveau d’exposition au risque.

Les actifs comme nouvelle monnaie du risque : immobilier, propriété intellectuelle et données

Dans l’économie contemporaine, les actifs ne sont plus simplement des biens à posséder : ils deviennent une monnaie du risque, un levier stratégique pour financer l’innovation et sécuriser les investissements. Immobilier, propriété intellectuelle, données : ces trois catégories d’actifs représentent désormais des instruments financiers tangibles ou immatériels qui permettent aux entreprises, investisseurs et institutions de transformer la valeur latente en capital productif.

En 2025, la gestion et la mobilisation de ces actifs deviennent essentielles pour naviguer dans un environnement économique complexe, caractérisé par la volatilité des marchés, la pression réglementaire et la quête de rendements sécurisés.

Voici les 6 grandes dynamiques qui montrent comment les actifs deviennent la nouvelle monnaie du risque.

1. L’immobilier comme actif stratégique de financement

L’immobilier, longtemps perçu comme un refuge traditionnel pour les investissements, devient un outil actif de financement dans l’économie moderne. Les entreprises peuvent adosser des projets à des biens immobiliers existants pour obtenir des prêts, des lignes de crédit ou structurer des instruments financiers complexes.

Exemples :

  • Les foncières et promoteurs immobiliers utilisent les bâtiments existants comme collatéral pour financer de nouvelles constructions ou rénovations.

  • Des startups immobilières peuvent mobiliser des appartements ou locaux commerciaux pour obtenir des prêts bancaires ou via des plateformes de financement participatif.

  • En Europe, certains projets de rénovation énergétique mobilisent des immeubles comme garantie pour lever des fonds auprès de fonds verts ou durables.

Ainsi, l’immobilier devient une monnaie du risque, permettant de sécuriser les investissements tout en finançant la croissance et l’innovation.

2. La propriété intellectuelle : un actif immatériel à haute valeur

Les brevets, marques, logiciels et autres droits de propriété intellectuelle représentent un capital immatériel crucial pour les entreprises innovantes. Adosser un financement à ces actifs permet de monétiser l’innovation tout en sécurisant les investisseurs.

Exemples :

  • Des startups biotech ou deeptech utilisent leurs brevets comme garantie pour obtenir des financements destinés à la recherche et aux tests cliniques.

  • Des studios de jeux vidéo ou de logiciels peuvent mobiliser leurs licences pour lever des fonds auprès d’investisseurs institutionnels ou de plateformes spécialisées.

  • Certaines entreprises industrielles adossent des procédés protégés par brevets pour obtenir des prêts afin de développer de nouvelles lignes de production.

En valorisant la propriété intellectuelle comme actif financier, les entreprises transforment l’innovation en capital tangible, facilitant l’accès à des sources de financement sécurisées.

3. Les données comme nouvel actif financier

Dans l’économie numérique, les données sont le nouvel or des entreprises. Les flux d’informations clients, industriels ou opérationnels représentent des actifs immatériels qui peuvent être valorisés et utilisés comme garantie dans des structures de financement.

Exemples :

  • Les plateformes SaaS peuvent utiliser leurs bases de données clients et historiques de transactions pour obtenir des prêts ou lever des fonds auprès d’investisseurs.

  • Les entreprises de transport ou de logistique adossent leurs données de suivi et de performance pour sécuriser des lignes de crédit ou des financements structurés.

  • Dans la santé numérique, des startups exploitent les données anonymisées de patients ou d’appareils médicaux pour structurer des partenariats financiers et attirer des investisseurs.

Les données deviennent ainsi une monnaie du risque, offrant un potentiel de liquidité et de valorisation inédit dans l’économie moderne.

4. L’essor des modèles financiers hybrides adossés à des actifs

En combinant immobilier, propriété intellectuelle et données, de nouvelles structures financières émergent. Les modèles hybrides permettent d’adosser un financement à plusieurs types d’actifs pour réduire le risque et optimiser le rendement.

Exemples :

  • Une startup de mobilité durable peut combiner des véhicules électriques (immobilier matériel) et ses brevets de technologie batterie (propriété intellectuelle) pour lever des fonds.

  • Dans l’énergie renouvelable, des parcs solaires peuvent adosser les installations physiques à des contrats de vente d’énergie (flux de revenus) et à des données de performance pour structurer des obligations vertes.

  • Des fintechs combinent données transactionnelles et brevets logiciels pour proposer des prêts structurés innovants aux PME.

Ces modèles hybrides montrent que les actifs, qu’ils soient tangibles ou immatériels, deviennent une véritable monnaie du risque.

5. Les investisseurs institutionnels adoptent les actifs comme garantie

Les assureurs, fonds de pension et family offices s’intéressent de plus en plus aux actifs alternatifs comme instruments financiers. L’adoption de l’immobilier, de la propriété intellectuelle et des données comme collatéral permet de diversifier les portefeuilles et de sécuriser les investissements.

Exemples :

  • Des fonds de pension nordiques investissent dans des obligations adossées à des infrastructures vertes et des bâtiments durables.

  • Les family offices européens utilisent les brevets et marques des startups innovantes pour structurer des prêts sans diluer le capital.

  • Les institutions financières commencent à considérer les données clients anonymisées comme une forme de garantie dans certains types de financements structurés.

Ainsi, l’adoption des actifs comme monnaie du risque ouvre de nouvelles opportunités pour sécuriser le capital et diversifier les investissements.

6. Une économie plus transparente et responsable grâce aux actifs

Enfin, considérer les actifs comme monnaie du risque encourage la transparence, la responsabilisation et l’innovation durable. Les entreprises sont incitées à valoriser leurs biens tangibles et immatériels de manière précise, à optimiser leurs flux de données et à protéger leur propriété intellectuelle.

Exemples :

  • Les startups clean tech valorisent les équipements et brevets pour lever des fonds en alignant finance et impact environnemental.

  • Les entreprises numériques améliorent la gouvernance des données pour qu’elles puissent être utilisées comme garantie fiable auprès des investisseurs.

  • L’immobilier durable et rénové devient un levier pour financer des projets à long terme tout en respectant les standards ESG (Environnement, Social, Gouvernance).

L’utilisation des actifs comme monnaie du risque contribue ainsi à une économie plus responsable, plus structurée et plus innovante, où la valeur réelle est reconnue et mobilisée.

Conclusion : les actifs au cœur du financement et de l’innovation

En 2025, immobilier, propriété intellectuelle et données ne sont plus de simples biens à posséder, mais des monnaies du risque, des instruments capables de sécuriser le capital et d’accélérer l’innovation. En les utilisant comme collatéral, les entreprises peuvent accéder à des financements flexibles, réduire le risque pour les investisseurs et structurer des projets ambitieux.

Cette approche transforme la manière dont la finance interagit avec l’économie réelle et l’innovation. Elle permet de créer un écosystème financier plus robuste et responsable, où la valeur tangible et immatérielle des actifs est pleinement reconnue et mobilisée. Pour les startups, les investisseurs et les institutions, ces actifs deviennent donc un levier stratégique indispensable pour réussir dans un monde de plus en plus complexe et concurrentiel.

The Most VC-Funded Sectors in Europe

The Most VC-Funded Sectors in Europe

Europe’s startup ecosystem has grown rapidly over the past decade, attracting billions in venture capital (VC) from both local and global investors. While overall funding levels fluctuate with macroeconomic conditions, certain sectors consistently draw strong VC attention. From climate tech and deep tech to fintech, health innovations, and enterprise software, the continent’s innovation landscape is increasingly diverse and resilient.

Climate Tech Leads the Pack

Climate tech and energy transition startups are now Europe’s single largest VC-funded sector, accounting for approximately 27–30% of total venture capital investment in 2023 (Dealroom/Sifted). This surge reflects the EU’s ambitious carbon neutrality targets, supportive policy frameworks, and the growing appetite among investors for climate-positive solutions.

Startups tackling renewable energy, sustainable mobility, carbon capture, and circular economy solutions are driving the trend. Countries like the Netherlands, Germany, and the Nordics are at the forefront, combining strong cleantech ecosystems with dedicated climate funds.

AI & Deep Tech Keep Rising

AI and deep tech (which includes frontier technologies like advanced hardware, quantum computing, and automation) accounted for about 17% of Europe’s VC funding in 2023. The rise of generative AI and automation tools is accelerating investor interest, with large rounds for companies like Mistral AI, DeepL, and Aleph Alpha showing the strength of the ecosystem.

Key hubs for AI and deep tech include Berlin, Paris, and London, all benefiting from talent density and supportive research institutions.

Fintech Remains a Pillar

Fintech remains a major draw, attracting roughly 15–19% of total VC investment, down slightly from its peak but still firmly in the top three sectors. From digital banks to blockchain platforms and payments solutions, European fintech leaders like Revolut (UK), N26 (Germany), and Lydia (France) continue to scale, supported by consumers’ shift away from traditional banking.

London remains Europe’s fintech capital, thanks to its mature regulatory environment and deep investor pools.

Healthtech & Enterprise Software Stay Solid

While harder to split precisely, healthtech and enterprise software together continue to be pillars of European VC activity. Over the last 20 years, they have consistently accounted for a combined ~40% of total VC funding (Dealroom). Healthtech startups in telemedicine, AI diagnostics, and mental health are still seeing healthy long-term growth, while B2B SaaS and cloud solutions remain attractive bets for their scalability and recurring revenues.

Companies like Doctolib (France), Kry (Sweden), and Celonis (Germany) show how Europe’s healthtech and enterprise software scenes remain globally competitive.

Emerging Sectors to Watch

Beyond these leading sectors, several emerging areas are gaining momentum:

  • AgriTech: With food security and regenerative farming in focus, AgriTech is steadily attracting more funding.

  • Cybersecurity: Increasing digital threats are driving larger rounds for European security startups.

  • Edtech: While post-pandemic growth slowed, niches like corporate training and AI-driven learning are evolving.

  • Space Tech: Once US-dominated, Europe’s space tech sector is quietly expanding, supported by national programs and private capital.

How Does Europe Compare Globally?

According to Dealroom’s 2023 and early 2024 data, Europe’s top-funded sectors now mirror global trends in the US and East Asia. In the US, the top sectors by VC investment are:

  1. Health & Biotech

  2. Enterprise Software / AI

  3. Fintech

East Asia follows a similar pattern, with deep tech, fintech, and industrial tech attracting the biggest rounds. Notably, Europe’s climate tech stands out: its share of total VC funding is higher than in North America or Asia, thanks to EU policy incentives and investor demand for sustainable growth.

Final Thoughts

The European VC landscape is dynamic, but certain sectors continue to stand out for their scale, impact, and resilience. Climate tech, deep tech, fintech, healthtech, and enterprise software together account for the lion’s share of VC investment, while emerging verticals like AgriTech and space tech hint at the next wave of innovation.

For founders, understanding which sectors attract capital and why can shape how you position your startup. For investors, the current trends reflect where both opportunity and responsibility intersect in the next era of European innovation.

What Are the Characteristics of a Unicorn Founder?

Unicorn founders possess distinct traits and strategies that set them apart in the entrepreneurial landscape. Contrary to the belief that technological innovation is the primary driver of success, evidence shows that effective strategy, leadership, and timing are crucial for building billion-dollar companies. Here are the key characteristics of successful unicorn founders:

1. Strategic Vision

Unicorn founders excel at identifying and capitalizing on emerging trends. They have a keen ability to spot opportunities in the market and navigate their ventures with a strategic mindset. This skill allows them to lead their companies effectively, even in competitive environments.

Example:

  • Steve Jobs improved existing technology rather than creating it from scratch, demonstrating that strategic enhancement can lead to substantial success.

2. Focus on Execution Over Innovation

While innovation is important, it is not the sole factor for success. Many billion-dollar entrepreneurs succeed by imitating and refining existing ideas rather than relying on breakthrough technology. They understand that execution and strategy often outweigh raw innovation.

Notable Founders:

  • Bill Gates purchased software and enhanced it.

  • Jeff Bezos imitated online booksellers and revolutionized e-commerce infrastructure.

3. Independence from Venture Capital

A significant percentage of billion-dollar entrepreneurs—94%—build their businesses without heavy reliance on venture capital (VC). They prioritize maintaining control over their companies, often delaying or avoiding VC funding until they are in a position of strength.

Key Cases:

  • Mark Zuckerberg delayed VC involvement to retain control of Facebook.

  • Jan Koum bootstrapped WhatsApp before its acquisition for $19 billion.

4. Leadership Skills

Unicorn founders possess strong leadership capabilities that enable them to guide their companies through various stages of growth. They are adept at rallying teams, making pivotal decisions, and executing their vision effectively.

Leadership Insights:

  • Founders who remain in control often retain 2x to 7x more wealth compared to those who hand over leadership to professional CEOs after receiving VC funding.

5. Ability to Adapt and Scale

Successful unicorn founders can adapt their strategies to changing market conditions and scale their businesses efficiently. They leverage their understanding of the industry to navigate challenges and capitalize on new opportunities.

Examples of Adaptation:

  • Brian Chesky (Airbnb) took the concept of online rentals and significantly improved it, helping landlords maximize their rental potential.

6. Emphasis on Wealth Creation and Impact

Unicorn founders focus not just on building successful companies but also on creating lasting impact and wealth for themselves and their stakeholders. They understand that true success encompasses both financial rewards and positive societal contributions.

Conclusion

The characteristics of unicorn founders challenge the conventional narrative that technology alone drives success. Instead, it is the combination of strategic vision, execution, independence from VC, leadership skills, adaptability, and a focus on impact that defines these exceptional entrepreneurs. As we rethink entrepreneurship education, it is essential to emphasize these traits to cultivate the next generation of successful founders.

Why Traditional Insurance Companies Should Embrace Venture Studios: Insights from Mandalore Partners

The insurance industry, traditionally characterized by caution and risk aversion, is facing unprecedented challenges from technological advancements and changing consumer expectations. To remain competitive, insurance companies must innovate—and venture studios offer a compelling pathway.​

The Need for Innovation in Insurance

Emerging technologies, such as artificial intelligence and blockchain, are disrupting traditional insurance models. Consumers now demand personalized, digital-first experiences, and new entrants are capitalizing on these trends. To keep pace, insurers must explore innovative solutions.​

Mandalore Partners provides a Venture Capital-as-a-Service (VCaaS) model that enables insurance companies to incubate startups focused on insurtech solutions. This approach allows insurers to experiment with new products and distribution channels without disrupting core operations.​

Real-World Applications: Success Stories

Several insurance companies have successfully engaged with venture studios:​

  • AmFam Ventures: Developed by American Family Insurance, this venture studio focuses on insurtech innovations, providing both minority investments and majority ownership in startups to better serve stakeholders.

  • ARK Venture Studio: Combining a venture studio, think tank, and venture fund, ARK builds insurance-enabled businesses to tackle systemic risks to people and the planet.

Strategic Advantages for Insurers

Engaging with a venture studio offers multiple benefits:​

  • Accelerated Innovation: Rapid development of new products and services.​

  • Risk Management: Controlled experimentation minimizes potential disruptions.

  • New Revenue Streams: Venture studios allow exploration of adjacent business models.

  • Future-Proofing: Adapting to tech shifts before they become industry standards.

For insurers looking to thrive in a fast-evolving landscape, venture studios represent not just a trend—but a strategic imperative.