VivaTech 2026 : ce que les acteurs financiers nous ont appris
Quatre jours Porte de Versailles, et une constante dans les conversations avec les assureurs et les banques : la contrainte n'est plus l'accès aux startups.
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VivaTech s'est tenu Porte de Versailles du 17 au 20 juin 2026. Nous y avons passé l'essentiel du temps en rendez-vous avec des assureurs, des banques et des groupes de protection sociale, et une constante s'est dégagée.
La contrainte a changé de nature
Il y a cinq ans, la difficulté d'un assureur était d'accéder aux startups pertinentes. Ce n'est plus le cas : les équipes innovation ont des pipelines fournis, des programmes d'accélération et des cartographies à jour.
La contrainte est désormais en aval. Une fois la société identifiée, personne n'a la capacité de la déployer. Le pilote attend un métier, le métier attend un budget, le budget attend un arbitrage, et la startup, dont l'horizon se compte en mois, s'épuise avant l'arbitrage.
Ce que cela implique pour un programme venture
Un programme de corporate venture qui s'arrête au sourcing résout un problème que le groupe n'a plus. La valeur s'est déplacée vers l'exécution du pilote : qui introduit, qui suit en interne, qui débloque quand les achats s'enlisent.
C'est une conclusion inconfortable pour beaucoup de programmes, parce que le sourcing est la partie visible et gratifiante, et le suivi de pilote la partie ingrate.
Une remarque sur le format
Les conversations utiles se sont tenues en rendez-vous, pas sur les stands. Pour une équipe d'investissement, VivaTech vaut par la densité de décideurs présents dans un rayon de cinq cents mètres, pas par ce qui se dit depuis les scènes.

