IA

Mandalore Partners à VivaTech 2026 — Paris, 17-20 juin 2026

Du 17 au 20 juin 2026, Paris accueille la 10e édition de VivaTech — Viva Technology — le plus grand salon européen dédié à l'innovation, aux startups et à la transformation numérique. Mandalore Partners sera présent lors de cet événement anniversaire, qui se tient à Paris Expo Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement de la capitale.

VivaTech, dix ans d'innovation européenne

Lancé en 2016 à l'initiative de Publicis Groupe et Les Echos-Le Parisien Événements, VivaTech s'est imposé en une décennie comme le rendez-vous de référence de l'écosystème tech européen. En dix ans, l'événement a connu une croissance de 300 % de son audience, passant de 45 000 visiteurs lors de sa première édition à plus de 180 000 en 2025, représentant 171 pays.

Pour cette 10e édition anniversaire, VivaTech revoit ses ambitions à la hausse. L'événement investit le Hall 7 de Paris Expo Porte de Versailles sur trois étages, avec une surface d'exposition agrandie de 30 %. Quelque 15 000 startups seront présentes, 4 000 investisseurs participent aux rendez-vous business, et plus de 450 intervenants se succéderont sur les scènes, avec une parité affichée de 50 % de femmes. Plus de 1 500 démonstrations en direct et 4 000 rendez-vous d'affaires programmés font de cette édition la plus dense de l'histoire du salon.

Le thème de l'édition 2026 : « AI : Impact, Not Illusion »

La 10e édition se structure autour d'un axe éditorial volontairement ambitieux : « Artificial Intelligence : Impact, Not Illusion ». Ce positionnement reflète la maturité du débat autour de l'IA : après plusieurs années d'enthousiasme autour du potentiel de la technologie, VivaTech 2026 entend recentrer les conversations sur les usages concrets, les résultats mesurables et l'impact réel sur les organisations et la société.

Neuf thématiques structurent la programmation de cette édition :

  • IA & Productivité — interfaces cerveau-machine, agents autonomes, exosquelettes et automatisation cognitive

  • Souveraineté & Éthique — souveraineté numérique européenne, régulation, confiance dans les systèmes

  • Cybersécurité & Défense — résilience des infrastructures critiques, menaces hybrides

  • GreenTech & Énergie — technologies de décarbonation, efficacité énergétique, transitions industrielles

  • Santé & Longévité — IA médicale, medtech, diagnostics augmentés

  • Deeptech — quantum computing, matériaux avancés, biotechnologies

  • Fintech & Marchés — infrastructure financière, embedded finance, actifs numériques

  • Creator Economy & Talents — économie des créateurs, formation et compétences de demain

  • Scale-up & Croissance — stratégies d'internationalisation pour les champions technologiques européens

Un programme exceptionnel pour une édition anniversaire

Au-delà des enjeux thématiques, VivaTech 2026 se distingue par un format élargi. Pour la première fois de son histoire, le salon sort de ses murs : le 14 juin, en avant-première, l'avenue des Champs-Élysées sera piétonnisée pour accueillir une démonstration gratuite et ouverte à tous — robots, drones, IA immersive, mobilité, santé, technologies spatiales. Plus de 35 innovations seront testables en plein air, de 12 h à 18 h.

Les trois premières journées (17, 18 et 19 juin) sont dédiées à un public professionnel — conférences, keynotes, pitchs de startups, rendez-vous d'affaires et networking entre investisseurs, dirigeants et équipes innovation. Le 20 juin se mue en VivaTech Festival, une journée pensée pour les 18-35 ans, autour de l'IA et de la société, de l'économie des créateurs et des talents de demain. Le pays à l'honneur de cette 10e édition est l'Allemagne.

Parmi les intervenants annoncés figurent Bernard Arnault (LVMH), Rodolphe Saadé (CMA CGM), Glenn D. Fogel (Booking.com), ainsi que des représentants institutionnels de premier plan tels que Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté tech, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l'IA et du numérique.

Pourquoi VivaTech est un rendez-vous stratégique pour le capital-risque

VivaTech n'est pas uniquement un salon de l'innovation produit. C'est aussi l'un des carrefours les plus denses d'Europe pour les acteurs du financement de l'innovation : avec plus de 4 000 investisseurs enregistrés sur l'édition 2026 et des milliers de rendez-vous B2B organisés en amont, le salon constitue un point de concentration unique du dealflow européen et international.

Pour les équipes VC et les acteurs du financement de l'innovation, VivaTech offre une visibilité transversale sur l'état de l'écosystème startup : des premiers stades (early-stage, seed) jusqu'aux licornes et centaures en quête de capital de croissance. Les thématiques 2026 — IA, deeptech, GreenTech, cybersécurité — correspondent précisément aux secteurs où l'activité d'investissement reste la plus dynamique malgré un environnement de marché qui demande plus de sélectivité.

C'est également un moment privilégié pour observer les tendances qui façonnent l'allocation de capital à l'échelle européenne : quels secteurs captent l'attention des LPs institutionnels ? Quelles géographies gagnent en attractivité ? Quel est l'état réel du marché des sorties ? VivaTech concentre, sur quatre jours, des réponses à ces questions que peu d'autres événements permettent de saisir aussi directement.

Mandalore Partners sera présent

Mandalore Partners — firme de Venture Capital-as-a-Service opérant entre l'Europe et l'Asie du Sud-Est — sera présent à VivaTech 2026 du 17 au 20 juin. Notre présence s'inscrit dans notre démarche continue de veille sur l'écosystème tech, de rencontres avec des fondateurs, des investisseurs et des partenaires corporates, et de participation aux conversations qui façonnent l'avenir de l'innovation en Europe.

Nos secteurs d'investissement — Fintech, InsurTech, IndustryTech et ImpactTech — sont au cœur des thématiques qui structurent VivaTech 2026. L'édition anniversaire, avec son accent sur l'IA, la souveraineté technologique et la GreenTech, constitue un terrain d'observation particulièrement pertinent pour notre stratégie d'investissement et notre mission de connecter entreprises innovantes et grands groupes corporates.

À propos de Mandalore Partners

Mandalore Partners est une firme de Venture Capital-as-a-Service qui opère à l'intersection du capital-risque institutionnel et de l'innovation corporate. Nous offrons à des entreprises et groupes internationaux une capacité VC opérationnelle clé en main — du sourcing de deals à l'animation de comités d'investissement, en passant par le suivi de portefeuille — sans qu'ils aient à construire une équipe dédiée en interne. Nous investissons également en direct, depuis notre propre véhicule, aux côtés de notre base de LPs.

Notre modèle hybride, qui associe VC classique et venture studio, nous permet de co-construire des entreprises avec des partenaires corporates depuis le premier jour. Notre réseau couvre l'Europe et l'Asie du Sud-Est, avec une attention particulière aux flux transfrontaliers d'innovation entre les deux zones géographiques.

Rencontrons-nous à VivaTech

Si vous participez à VivaTech 2026 et souhaitez échanger avec l'équipe Mandalore Partners — que ce soit autour d'une opportunité d'investissement, d'un partenariat corporate ou simplement pour faire connaissance — nous serons disponibles tout au long du salon. Pas besoin d'agenda formel pour initier une conversation.

Retrouvez-nous sur LinkedIn ou contactez-nous directement depuis notre site pour convenir d'un moment. Rendez-vous du 17 au 20 juin à Paris Expo Porte de Versailles.

"Is your wealth strategy AI-ready ?" – L'IA au service de la nouvelle finance

En écho à la session d'AXA Wealth Europe et Sapians.

Lors du dernier Family Offices & Asset Management Summit à Luxembourg, Gaëlle Haag (AXA Wealth Europe) et Souleymane-Jean Galadima (Sapians) ont posé une question cruciale : "Is your wealth strategy AI-ready ?" Pour les family offices, l'heure n'est plus à se demander s'ils doivent adopter l'IA, mais comment l'intégrer de manière pragmatique pour gagner en efficacité et personnalisation.

Cette interrogation fait directement écho à la stratégie de Mandalore Partners, dont le portfolio regorge de pépites qui transforment l'administration de la finance et des données. Des startups comme Mipise ou INVYO illustrent parfaitement cette tendance de fond. Mipise, avec ses solutions "end-to-end" de digitalisation des flux complexes (onboarding, investissement en Private Equity), permet aux établissements financiers d'automatiser des processus critiques grâce à des plateformes SaaS, libérant ainsi leurs équipes pour des tâches à plus haute valeur ajoutée.

Dans le même esprit, l’expertise d’INVYO en tant que marketplace et intégrateur de solutions de data management est au cœur de la stratégie "AI-ready". Une gestion et une analyse avancées des données sont le prérequis indispensable à toute implémentation d'IA performante. Comme l'ont souligné les intervenants, l'IA n'est pas une fin en soi mais un outil pour exécuter la stratégie patrimoniale. Les solutions de ces startups offrent aux family offices les fondations technologiques pour y parvenir, en automatisant la collecte d'information, en sécurisant les flux et en permettant une vision consolidée et intelligible des actifs. Se préparer à l'IA, c'est d'abord se doter des bons outils de gestion et d'analyse – un conseil que les investisseurs avertis du sommet ont pu méditer.

BUILD Conférence 2025 : Les grandes orientations de l'IA pour la prochaine décennie

Le 4 novembre 2025, on a eu l’occasion d’assister à la conférence BUILD, sponsorisée par Snowflake et intitulée « Une conversation lumineuse : le plan directeur de l’IA pour la prochaine décennie ». 

Les intervenants Andrew Ng (fondateur de DeepLearning.AI), Sridhar Ramaswamy (PDG de Snowflake) et Swami Sivasubramanian (vice-président en charge de l’IA agentique chez Amazon Web Services) ont partagé leurs points de vue sur les tendances à venir concernant l’adoption de l’IA par les entreprises, l’évolution que cette technologie pourrait provoquer dans les modèles organisationnels, et la manière dont les professionnels du secteur devront s’adapter à ces transformations.

Un secteur qui avance à grande vitesse 

Ils ont commencé par évoquer le paysage actuel de l’IA et le rythme rapide du développement dans l’ensemble de l’industrie, les grandes entreprises présentant de nouvelles capacités chaque trimestre. 

Malgré la spécialisation croissante des modèles (assistants de programmation, générateurs d’images, etc.), ils ont souligné que ChatGPT devrait rester le principal point de référence pour une large partie des utilisateurs, non seulement en raison de ses performances techniques, mais aussi de la forte association de sa marque avec le concept même d’intelligence artificielle.

L’API comme pierre angulaire des modèles économiques de l’IA

En abordant ce qui fait la réussite d’un modèle économique lié à l’IA, les intervenants ont convenu que le modèle le plus efficace à ce jour est celui qui propose la meilleure API, c’est-à-dire celle qui permet aux entreprises de réduire leurs coûts (notamment en matière de développement produit) tout en améliorant leurs marges et en générant de nouveaux revenus. Ils ont toutefois insisté sur le fait qu’un modèle techniquement supérieur ne crée pas de valeur sans une base commerciale solide. 

Swami Sivasubramanian a résumé cela en une phrase : « Le meilleur modèle, c’est votre modèle économique. » En d’autres termes, une excellente architecture compte peu sans un produit ou un service soit capable d’attirer et de fidéliser réellement les clients.

L’essor de l’IA agentique et la transition vers la tarification à la consommation

Lors de la conférence, il a été également souligné l’importance croissante de modèles économiques robustes alors que l’industrie évolue vers des systèmes d’IA plus agentiques. 

Ces systèmes, qui fonctionnent avec moins d’intervention humaine directe, pourraient entraîner une baisse des coûts de mise en œuvre. Cette évolution devrait probablement favoriser un passage d’une tarification par abonnement (par utilisateur) à une tarification davantage fondée sur la consommation, plus proche des modèles cloud, où les utilisateurs paient pour le travail réellement effectué plutôt que pour une licence.

À ce sujet, les intervenants se sont montrés optimistes quant à la montée de l’IA agentique, notant que ces outils sont nés du besoin des développeurs eux-mêmes de disposer de flux de travail plus efficaces. 

Le principal défi réside cependant dans la gestion des coûts de calcul. Chaque avancée des modèles d’IA tend à accroître la demande en puissance de traitement. Pour y faire face, des entreprises comme OpenAI développent des systèmes d’acheminement intelligents qui attribuent chaque tâche au modèle le plus adapté, réduisant ainsi les coûts et optimisant les performances.

Product-market fit : la priorité absolue

Le consensus était que l’avenir de l’IA reste ouvert, mais que l’objectif principal doit demeurer la recherche d’un véritable product-market fit. Les entreprises adoptant ou développant l’IA doivent privilégier la valeur utilisateur plutôt que la nouveauté, car les clients n’adopteront ces produits que s’ils fournissent des avantages tangibles surpassant leurs coûts. Comprendre le consommateur reste donc essentiel.

Ce que cela implique pour les développeurs

Pour les développeurs, les intervenants ont rappelé que, même si tout le monde devrait apprendre à coder, la demande pour des connaissances fondamentales en informatique n’a pas diminué. On aura toujours besoin de personnes maîtrisant les compilateurs, l’optimisation de la mémoire et l’efficacité algorithmique. L’IA a automatisé une grande partie de la programmation de haut niveau, mais une solide compréhension des bases, ainsi qu’une aptitude pour les mathématiques et les sciences, reste indispensable.

Et pour les équipes business ?

D’un point de vue commercial, bien que les modèles deviennent des outils précieux pour évaluer et concevoir des produits, la capacité humaine à interpréter les marchés — notamment les facteurs émotionnels et contextuels qui influencent les décisions — restera cruciale. Les professionnels passeront probablement moins de temps à coder et davantage à résoudre des problèmes concrets et à collaborer étroitement avec les utilisateurs.

Conclusion

En conclusion, la conférence BUILD a offert une perspective précieuse sur l’évolution du paysage de l’IA à l’intersection de la technologie, de la stratégie commerciale et de la créativité humaine. Les intervenants ont clairement affirmé que la réussite de la prochaine décennie dépendra non seulement de la création de modèles avancés, mais aussi de l’élaboration de modèles économiques résilients apportant une réelle valeur aux clients. 

À mesure que l’IA deviendra plus agentique, les professionnels devront se concentrer sur une mise en œuvre responsable, l’optimisation des coûts et la compréhension des besoins des utilisateurs. En fin de compte, les organisations qui prospéreront seront celles qui conjugueront innovation, connaissance approfondie du marché et sensibilité humaine.

At Paris' AI RAISE Summit, Europe’s Place in Global Tech Took Center Stage

A dominant theme echoed throughout the AI RAISE Summit in Paris:
Europe’s evolving role in artificial intelligence and the broader technology ecosystem.

Some of the most anticipated sessions came from global tech investment firm GP Bullhound, and the panel "Investment in AI: Who Gets Funded and Why"

Together, they tackled pressing questions shaping Europe’s position in the global tech race: Where does the continent stand? What trends are accelerating its innovation? And which European startups are on track to become the next unicorns?

Let’s take a closer look at the findings: 

1. European Tech Shows Signs of Resilience

Even amid global uncertainty and a post-bull-market cooldown, Europe’s tech sector remains robust.

  • €15 billion per quarter: That’s the average level of funding Europe’s tech ecosystem has attracted consistently over the last two years.

  • This marks a +50% increase compared to pre-2020 levels, a sign that investor confidence remains strong and that innovation continues to attract capital

  • Crucially, this funding isn’t just sustaining existing operations. Companies are actively raising capital to fuel new growth, particularly in AI and cybersecurity.

Across both the GP Bullhound session and the broader summit, there was a shared sentiment: Europe’s AI and tech ecosystem still has significant room to grow — and the foundations are already being laid.

2. A Maturing Ecosystem with Unicorn Momentum

Perhaps the most striking data point: Europe is still minting unicorns at pace.

  • 17 new unicorns have emerged in the past year alone, across 10 different countries.

  • The hot sectors? Primarily AI and cybersecurity, two of the most strategically relevant verticals in today’s innovation economy.

  • Total collective value: €1.4 trillion, representing a 3x increase in the past five years.

  • And since 2015, the number of unicorns has grown 11-fold.

These numbers signal a clear shift: Europe’s startup ecosystem isn’t just growing, it’s maturing, with global-scale ambitions and long-term staying power.

Tech for Longevity 2024: Innovating for a Healthier, Longer Life

On November 20, 2024, Station F in Paris will host the first edition of Tech for Longevity, a pioneering event dedicated to enhancing both the duration and quality of life through technology. With over 1,000 attendees expected, more than 40 speakers, and 40 booths, this event will bring together experts, startups, and leaders to explore the latest advancements in health technology and longevity.

A Platform for Innovation in Longevity

Tech for Longevity is driven by the belief that technology holds the potential not only to extend life but to enrich it. With the rising prevalence of chronic diseases in an aging population, this event provides a unique platform to discuss groundbreaking research in epigenetics and health tech. Attendees will discover how new technologies empower people to take control of their health, focus on prevention, and even rejuvenate their bodies.

Tracks and Discussions

Key event tracks will dive into the ethical and societal aspects of life extension, addressing issues like equitable access and redefining the aging experience. This collaborative space is dedicated to raising awareness, fostering innovation, and making the goal of living healthier, longer lives accessible to all.

More information here : https://www.techforlongevity.org/en

Ramify lève 11 millions d’euros pour digitaliser la gestion de patrimoine

La plateforme de gestion de patrimoine et de conseil financier vient de réaliser un nouveau tour de table pour se déployer sur le marché français. Les objectifs : continuer à étoffer son offre et ses services, en misant notamment sur l’IA, mais aussi améliorer sa notoriété.

Adresser les personnes qui investissent de 100 000 à 5 millions d’euros, en accompagnant également celles qui commencent par placer 1000 euros. C’est l’ambition de Ramify, qui se veut être une « alternative aux banques privées. » La startup née en 2021 offre une solution de gestion de patrimoine alliant digitalisation et conseil. « Nous proposons la gamme de produits la plus large possible, allant de l’assurance vie aux investissements dans l’art en passant par les produits plus classiques comme les livrets d’épargne, détaille Olivier Herbout, le cofondateur, qui peut également proposer des investissements en private equity et en immobilier ou d’autres placements alternatifs tels que le crowdfunding ou les produits structurés. « Nos conseillers sont experts en gestion de patrimoine, ils proposent des produits spécifiques à chacun de nos clients », poursuit le dirigeant qui emploie également des chercheurs en finance quantitative ou des développeurs et compte 11 salariés.

Digitaliser le plus de tâches possible

Car ce qui différencie vraiment Ramify des banques privées, c’est la tech. « Nous apportons beaucoup de plus value sur la digitalisation. Dans le système financier classique, les clients sont souvent contraints de se déplacer pour signer un bulletin de souscription. L’idée est de digitaliser le plus de tâches possible tout en conservant l’aspect humain pour le conseil. Quand on investit 500 000 euros, on ne veut pas avoir affaire uniquement à un ordinateur », souligne Olivier Herbout.

Pour la startup, l’autre avantage est de proposer différents produits et différents fonds d’investissement. « Nous ne détenons pas nos propres fonds, nous pouvons donc proposer à nos clients d’investir dans ce qui nous semble être le plus approprié », poursuit le dirigeant qui rémunère sa startup en percevant une partie des frais de gestion.

Des encours sous gestion multipliés par 20

Ramify, qui a connu ces derniers mois une croissance exponentielle avec des encours sous gestion multipliés par 20 en 18 mois, veut désormais poursuivre son développement. Après avoir levé 3,5 millions d’euros en seed, la startup vient d’annoncer une série A de 11 millions d’euros auprès d’un consortium d’investisseurs mené par 13books, qui comprend également Fidelity International Strategic Ventures (FISV) et ses investisseurs historiques.

« Le premier objectif de ce tour de table est de proposer davantage de produits et de les démocratiser. Certains investissements sont accessibles via des montants minimums. Nous souhaitons trouver des acteurs qui abaissent ces niveaux là et avoir davantage de véhicules d’investissements pour y accéder », précise Olivier Herbout, pour qui l’ambition est également de digitaliser les investissements qui ne le sont pas encore. Avec cette levée de fonds, Ramify veut aussi améliorer sa notoriété en investissant davantage dans le marketing.

Miser doublement sur la France

Pour atteindre ces ambitions, la startup envisage de recruter 8 à 10 personnes. « Nous voulons créer de nouveaux outils, des simulateurs simples pour les investisseurs par exemple, en continuant à miser sur l’IA. Et pour cela, nous avons besoin d’étoffer notre équipe tech », indique le dirigeant. Dans le même temps, Ramify envisage également d’augmenter son pôle de conseillers.

Aujourd’hui, la startup se concentre sur le marché français. « C’est un marché encore trop peu digitalisé, qui se consolide. Notre offre y est pertinente. L’objectif est donc de miser doublement sur la France. » La startup envisage à terme de se déployer à l’international. Mais cette expansion fera plutôt l’objet d’une série B et n’est pour le moment pas d’actualité.